Fruit Tree

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Exception faite du savoureux Fantastic Mr Fox, l’un des films d’animation les plus réjouissants de la dernière décennie, je n’ai jamais vraiment aimé le cinéma de Wes Anderson. Un style très prononcé (et codé à outrance) mais qui n’arrivait pas à m’émouvoir pour les personnages, à me passionner pour les histoires. Je n’y voyais que superficialité, artificialité… ennui. The Grand Budapest Hotel, son plus grand succès à ce jour, change un peu la donne. L’histoire est meilleure, le travail visuel assez somptueux (l’obsession d’Anderson pour la symétrie est ici plutôt amusante), le rythme enlevé, l’humour plus universel… Et surtout, le casting cinq étoiles est mené par un Ralph Fiennes impérial de bout en bout (certainement l’un de ses meilleurs rôles à ce jour). Sans être vraiment marquant, ce Grand Budapest Hotel procure donc un plaisir de cinéma évident, immédiat, éphémère aussi, mais tout à fait recommandable.

Exception faite du savoureux Fantastic Mr Fox, l’un des films d’animation les plus réjouissants de la dernière décennie, je n’ai jamais vraiment aimé le cinéma de Wes Anderson. Un style très prononcé (et codé à outrance) mais qui n’arrivait pas à m’émouvoir pour les personnages, à me passionner pour les histoires. Je n’y voyais que superficialité, artificialité… ennui. The Grand Budapest Hotel, son plus grand succès à ce jour, change un peu la donne. L’histoire est meilleure, le travail visuel assez somptueux (l’obsession d’Anderson pour la symétrie est ici plutôt amusante), le rythme enlevé, l’humour plus universel… Et surtout, le casting cinq étoiles est mené par un Ralph Fiennes impérial de bout en bout (certainement l’un de ses meilleurs rôles à ce jour). Sans être vraiment marquant, ce Grand Budapest Hotel procure donc un plaisir de cinéma évident, immédiat, éphémère aussi, mais tout à fait recommandable.

Eastern Boys, de Robin Campillo, s’impose comme l’un des meilleurs films français de l’année. Du cinéma puissant et élégant, surprenant et inconfortable… Lire la critique ici et l’entretien avec le réalisateur ici. A voir dès aujourd’hui dans les salles.

Kurt Cobain (20/02/1967 - 05/04/1994)

Kurt Cobain (20/02/1967 - 05/04/1994)

Aujourd’hui, j’aime déclarer que “mon groupe préféré”, ce sont les mancuniens d’Elbow. Depuis leurs débuts, ils n’ont cessé de m’émerveiller avec leurs chansons, leur univers, leur son, leurs compositions qui s’écartent des sentiers battus du rock anglais. J’aime par dessus tout la voix de Guy Garvey, aussi. Elbow, c’est le genre de groupe où la différence entre “grand disque” (Cast of Thousands, Leaders of the Free World) et “chef-d’œuvre” (Asleep in the Back, The Seldom Seen Kid) ne veut plus dire grand chose. Des trois concerts que j’ai vus (Cirque Royal en 2003 - Ancienne Belgique en 2005 - Orangerie du Botanique en 2008), je garde des souvenirs intenses, magnifiques. Avec leur cinquième album, Build a Rocket Boys!, j’ai curieusement eu un petit doute. Bien qu’il contenait quelques splendeurs comme “The Birds” et “Lippy Kids”, le disque était à mes yeux moins abouti, et le groupe, donc le succès grandit d’album en album, semblait céder à une propension à ne créer plus que des hymnes pour stades, qu’ils remplissent de plus en plus facilement. J’ai eu peur qu’ils finissent par “vendre leur âme”, comme on dit (remember ce qui est arrivé à Coldplay…). A l’écoute de leur sixième opus, ces craintes sont balayées en deux temps trois mouvements. Sans perdre leur goût pour d’éventuelles envolées lyriques et mettant de côté les rugissements électriques, Guy Garvey et ses musiciens restent totalement fidèles à eux-mêmes et à leur son, refusent la facilité et nous offrent une dizaine de nouveaux titres de toute beauté, inspirés et lumineux. Témoin de leur maturité artistique, The Take Off and Landing of Everything est un superbe album, émouvant, apaisant, ponctué de chansons riches et simplement sublimes. Extraits choisis: “This Blue World”; “Fly Boy Blue / Lunette" ; "The Blanket of Night" (ici en version acoustique).

Aujourd’hui, j’aime déclarer que “mon groupe préféré”, ce sont les mancuniens d’Elbow. Depuis leurs débuts, ils n’ont cessé de m’émerveiller avec leurs chansons, leur univers, leur son, leurs compositions qui s’écartent des sentiers battus du rock anglais. J’aime par dessus tout la voix de Guy Garvey, aussi. Elbow, c’est le genre de groupe où la différence entre “grand disque” (Cast of Thousands, Leaders of the Free World) et “chef-d’œuvre” (Asleep in the Back, The Seldom Seen Kid) ne veut plus dire grand chose. Des trois concerts que j’ai vus (Cirque Royal en 2003 - Ancienne Belgique en 2005 - Orangerie du Botanique en 2008), je garde des souvenirs intenses, magnifiques. Avec leur cinquième album, Build a Rocket Boys!, j’ai curieusement eu un petit doute. Bien qu’il contenait quelques splendeurs comme “The Birds” et “Lippy Kids”, le disque était à mes yeux moins abouti, et le groupe, donc le succès grandit d’album en album, semblait céder à une propension à ne créer plus que des hymnes pour stades, qu’ils remplissent de plus en plus facilement. J’ai eu peur qu’ils finissent par “vendre leur âme”, comme on dit (remember ce qui est arrivé à Coldplay…). A l’écoute de leur sixième opus, ces craintes sont balayées en deux temps trois mouvements. Sans perdre leur goût pour d’éventuelles envolées lyriques et mettant de côté les rugissements électriques, Guy Garvey et ses musiciens restent totalement fidèles à eux-mêmes et à leur son, refusent la facilité et nous offrent une dizaine de nouveaux titres de toute beauté, inspirés et lumineux. Témoin de leur maturité artistique, The Take Off and Landing of Everything est un superbe album, émouvant, apaisant, ponctué de chansons riches et simplement sublimes. Extraits choisis: “This Blue World”; “Fly Boy Blue / Lunette" ; "The Blanket of Night" (ici en version acoustique).

Movies touch our hearts and awaken our vision, and change the way we see things. They take us to other places, they open doors and minds. Movies are the memories of our life time, we need to keep them alive. -Martin Scorsese

Movies touch our hearts and awaken our vision, and change the way we see things. They take us to other places, they open doors and minds. Movies are the memories of our life time, we need to keep them alive.

-Martin Scorsese

(Source : pickledelephant, via howtocatchamonster)

Cette chanson a cinquante ans. Mais peu importe son âge, puisqu’elle traversera le temps…